Au Québec, lorsqu’on achète un bouquet de fleurs, il y a de fortes chances qu’il provienne de l’étranger puisque les coûts de production et de main-d’œuvre sont souvent moins élevés. Derrière ces fleurs importées se cache malheureusement un impact environnemental important. Il suffit de penser aux ressources nécessaires pour la culture des fleurs ainsi qu’à la pollution causée par les engrais et les pesticides pour comprendre pourquoi ce n'est pas un choix si écologique. À cela s’ajoute l’empreinte carbone générée par leur transport.
Tranquillement, un mouvement de consommation plus consciente prend de l’ampleur partout dans le monde. L'industrie des fleurs se transforme tranquillement. À Mascouche, une floriculture plus écologique prend forme, Jün Ferme Florale. Maude et Carl y cultivent une grande diversité de fleurs annuelles, de vivaces et d’arbustes, avec le désir d’offrir une alternative plus responsable.
Les producteurs québécois doivent composer avec le climat nordique, marqué par de longs hivers et une période de culture relativement courte. Jün Ferme Florale s’adapte à cette réalité en cultivant des variétés de fleurs et d’arbustes vivaces déjà adaptées au climat québécois. D'ailleurs, la ferme se distingue du marché avec ces variétés locales. Pour de prolonger la saison de culture, la ferme utilise également des tunnels froids. Ils peuvent aisni récolter les tulipes en primeur au printemps.
Afin d’offrir une production plus écoresponsable, Jün Ferme Florale met en place plusieurs pratiques. La ferme veille notamment à effectuer une rotation des cultures et à semer de l’engrais vert, soit des plantes cultivées simplement pour enrichir naturellement le sol. Maude m'a beaucoup fait sourir en me disant : « Il y a beaucoup de pissenlits, mais bon on ne peut pas tondre le gazon en mai ! ». Conserver les premières fleurs sauvages du printemps, comme les pissenlits, est essentiel pour les pollinisateurs.
Jün Ferme Florale illustre bien l’émergence de floricultures locales et écoresponsables. Derrière chaque bouquet il y a une volonté de cultiver autrement, en respectant l’environnement, les saisons et le rythme de la nature.
La prochaine fois que vous achèterez un bouquet, prenez peut-être un moment pour vous poser la question : d’où viennent réellement ces fleurs ?